Lire en français : Alcool comme invalidité

Note: This exercise is perhaps better suited to an older audience (grade 12 or undergraduate students)

Using the attached Case Brief, complete the following:

Class Exercises

1. Prepare a chart with arguments for and against the inclusion of people with alcoholism being included as a person with a disability under the Ontario Disability Support Program (ODSP)

2. Write a legal argument for why you think that Mr. Webeski and Mr. Tranchemontagne should or should not be able to receive income support from ODSP.

A. Consider the following:

i. Public interest;

ii. Stereotyping;

iii. Prejudice;

iv. Differences in monthly income support.

3. Would your opinion change if Mr. Webeski and Mr. Tranchemontagne were drug addicts instead of alcoholics? Why or why not?

4. If the Director of the Disability Support Program wanted to continue to fight this decision, what could they do?

Case Brief – Ontario (Director of Disability Support Program) v Tranchemontagne 2010 ONCA 593.

Introduction

In 2010, a lengthy legal battle ended after two alcoholics, Norman Werbeski and Robert Tranchemontagne, were successful in their claim that the Ontario Disability Support Program Act (ODSPA) violated their rights enshrined in the Ontario Human Rights Code (‘the Code”) by failing to recognize their alcoholism as a disability.

Facts

Both men’s’ alcoholism was so severe, that they met the criteria of being disabled under ODSP provisions. However, because they were disabled solely because of dependence on alcohol, they were denied under section 5(2) of the ODSPA. Subsection 5(2) of the ODSPA provided that where a claimant’s only substantial impairment was alcoholism, substance dependence or addiction they are not eligible for income support.

The effect of this decision meant that they were limited to the option of applying for financial support under the Ontario Works program (OW). This program provides almost half of the monthly financial entitlement compared to that of the ODSP program.

Judicial History

Social Benefits Tribunal (the “SBT”):

Section 5(2) of the ODSPA violates Mr. Webeski and Mr. Tranchemontagne’s rights to “equal treatment with respect to services without discrimination because of disability” under section1 of the Code. A case for prima facie discrimination was made out. Section 5(2) denies income support and imposes restrictions because of assumed or unjustly attributed characteristics.

Ontario Divisional Court

The Director of the Disability Support Program appealed to the divisional court. The appeal was dismissed because they found that the SBT was correct to conclude that Mr. Webeski and Mr. Tranchemontagne had established discrimination.

Ontario Court of Appeal

The final decision, in this case, came from the Ontario Court of Appeal.

Conclusion

Mr. Webeski and Mr. Tranchemontagne were persons with a disability. Section 5(2) denies income support and imposes restrictions because of assumed or unjustly attributed characteristics. It is therefore discriminatory. People who are disabled with the primary cause of that disability being alcohol dependency are eligible for support under the Ontario Disability Support Program.

Alcool comme invalidité

Remarque : Cet exercice convient peut-être mieux à un public plus âgé (étudiants de 5e année du secondaire, du Cégep ou au baccalauréat).

En utilisant le dossier joint, complétez les éléments suivants :

Exercices en classe

1. Préparez un tableau contenant les arguments pour et contre l’inclusion des personnes alcooliques dans le Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées (POSPH).

2. Rédigez un argument juridique expliquant pourquoi, selon vous, M. Webeski et M. Tranchemontagne devraient ou ne devraient pas pouvoir recevoir de soutien du revenu du POSPH.

A. Considérez ce qui suit :

i. Intérêt public ;

ii. Stéréotypage ;

iii. Préjudice ;

iv. Différences de soutien du revenu mensuel.

3. Votre opinion changerait-elle si M. Webeski et M. Tranchemontagne étaient des toxicomanes plutôt que des alcooliques ? Pourquoi ou pourquoi pas ?

4. Si le directeur du Programme de soutien aux personnes handicapées voulait continuer à se battre contre cette décision, que pourraient-ils faire ?

Mémoire – Ontario (Directeur du programme d’appui aux personnes handicapées) c. Tranchemontagne 2010 ONCA 593.

Introduction

En 2010, une longue bataille juridique s’est terminée après que deux alcooliques, Norman Werbeski et Robert Tranchemontagne, eurent gain de cause dans leur plainte selon laquelle la Loi sur le programme ontarien de soutien aux personnes handicapées (ODSPA) violait leurs droits énoncés dans le Code ontarien des droits de la personne (le « Code ») en ne reconnaissant pas leur alcoolisme en tant que handicap.

Faits

L’alcoolisme des deux hommes était si grave qu’ils répondaient aux critères d’invalidité régis par les dispositions du POSPH. Cependant, comme ils étaient handicapés uniquement en raison de leur dépendance à l’alcool, ils ont été refusés en vertu du paragraphe 5 (2) de l’ODSPA. Le paragraphe 5 (2) de l’ODSPA prévoyait que, dans les cas où l’alcoolisme ou la toxicomanie étaient la seule atteinte substantielle, le demandeur n’était pas admissible au soutien du revenu.

Cette décision a eu pour effet de limiter leur choix à une demande de soutien financier dans le cadre du programme Ontario au travail (OT). Ce programme fournit près de la moitié de l’allocation financière mensuelle par rapport à celle du POSPH.

Historique judiciaire

Tribunal de l’aide sociale (le « Tribunal »):

Le paragraphe 5 (2) de la Loi sur le développement des affaires extérieures et des politiques de prévention des incendies viole les droits de M. Webeski et de M. Tranchemontagne à « un traitement égal en matière de services sans discrimination fondée sur un handicap » en vertu de l’article 1 du Code. Un cas de discrimination prima facie a été établi. Le paragraphe 5 (2) refuse le soutien du revenu et impose des restrictions en raison de caractéristiques supposées ou injustement attribuées.

Cour divisionnaire de l’Ontario

Le directeur du Programme de soutien aux personnes handicapées a interjeté appel devant le tribunal divisionnaire. L’appel a été rejeté car ils ont conclu que le TAS avait eu raison de conclure que M. Webeski et M. Tranchemontagne avaient établi l’existence d’une discrimination.

Cour d’appel de l’Ontario

La décision finale, dans cette affaire, est venue de la Cour d’appel de l’Ontario.

Conclusion

M. Webeski et M. Tranchemontagne étaient des personnes handicapées. Le paragraphe 5 (2) refuse le soutien du revenu et impose des restrictions en raison de caractéristiques supposées ou injustement attribuées. C’est donc discriminatoire. Les personnes handicapées dont la principale cause est la dépendance à l’alcool sont admissibles à un soutien dans le cadre du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées.